> LES PARENTS SONT PLUS SUSCEPTIBLES D'ÊTRE RESPONSABLES SI LES ENFANTS CAUSENT DES DOMMAGES

> LES PARENTS SONT PLUS SUSCEPTIBLES D'ÊTRE RESPONSABLES SI LES ENFANTS CAUSENT DES DOMMAGES

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Un droit de la responsabilité plus moderne devrait enfin remplacer les règles de l'époque napoléonienne. La réforme, qui a reçu le feu vert de la commission de la justice, vise à rendre les parents automatiquement responsables des dommages causés par leurs enfants. Les assureurs devraient intervenir plus rapidement.

Au cours des 200 dernières années, la législation belge régissant qui est responsable de quel dommage et à quel moment, ou en jargon : la responsabilité extracontractuelle, n'a pratiquement pas changé. Les règles couvrent des situations bien connues. Pensez à un enfant footballeur qui casse une vitre ou à un chien errant qui se précipite dans la rue et provoque un accident de la circulation. S'il existe un lien de causalité entre le dommage et la faute, le dommage doit être réparé.

La législation actuelle n'est pas seulement obsolète, mais avec à peine six articles, elle est aussi très concise. Il en résulte des lacunes que les juges ont dû combler au fil des ans. La législation est devenue imprévisible et peu claire pour de nombreux citoyens.

42 articles

Une nouvelle proposition de loi, présentée par Koen Geens (CD&V) et Katja Gabriëls (Open VLD), devrait y remédier en consacrant la jurisprudence constante dans 42 nouveaux articles de loi. La proposition contient un amendement important régissant la responsabilité des parents pour les dommages causés par leurs enfants mineurs.

En vertu de la réglementation actuelle, il existe une présomption que les parents n'ont pas surveillé leurs enfants de manière adéquate ou qu'ils ne les ont pas élevés correctement s'ils causent des dommages de manière illégale. Les parents peuvent faire valoir auprès d'un juge qu'ils ont bien élevé leur enfant et qu'ils n'ont pas commis d'erreur de surveillance, afin d'échapper à toute responsabilité", explique Victor Schollaert (Uantwerpen), chercheur doctorant en droit.

Malice

Le projet de loi renforce la responsabilité des parents, des tuteurs ou des autres adultes titulaires de l'autorité parentale. Les parents seront désormais toujours responsables des dommages causés par leurs enfants de moins de 18 ans. Pour les adolescents âgés de 16 à 18 ans, les parents disposent d'une marge de manœuvre pour prouver qu'ils ne sont pas fautifs et qu'ils ne sont pas responsables des dommages causés par leurs enfants. Cela peut être le cas, par exemple, si leur enfant fait des bêtises, alors que les parents étaient en droit de penser qu'il était à l'école.

La responsabilité accrue des parents a donné lieu à un débat sur l'assurance familiale. Les nouvelles règles augmenteraient le risque financier pour les parents, de sorte qu'un slogan a été lancé pour rendre l'assurance familiale obligatoire. C'était un sujet sensible", explique M. Schollaert. Beaucoup pensaient que c'était une bonne idée d'introduire une obligation, de protéger les parents et de ne pas laisser les victimes dans le froid sur le plan financier.

Le secteur de l'assurance, en particulier, s'y est opposé. Une obligation impliquerait, entre autres, la création de fonds pour les personnes qui ne s'assurent pas, et rien n'est prévu à cet égard. En outre, l'assurance familiale deviendrait probablement un peu plus chère. Finalement, l'assurance familiale obligatoire a été abandonnée pour le moment. Toutefois, les assureurs sont tenus d'intervenir pour réparer les dommages, même si l'enfant a agi délibérément ou s'il y a eu négligence grave", précise M. Schollaert.

Une deuxième réforme notable est l'introduction de la "responsabilité proportionnelle". Schollaert : "Auparavant, il n'y avait pas de responsabilité s'il n'y avait pas de lien de causalité entre la faute et le dommage. La nouvelle proposition accepte des degrés de responsabilité en fonction de la probabilité du lien de causalité. Dans la pratique, il sera ainsi beaucoup plus facile de décider qu'il y a responsabilité".

Le projet de loi a reçu le feu vert de la commission de la justice de la Chambre des représentants mercredi après-midi. Le vote a été incertain en raison de problèmes d'agenda. Le parti d'opposition N-VA a déjà indiqué qu'il demanderait une deuxième lecture et que le projet serait rediscuté prochainement. La proposition devra ensuite être examinée en séance plénière.

Source: De Tijd

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