Le secteur de l'assurance, en particulier, s'y est opposé. Une obligation impliquerait, entre autres, la création de fonds pour les personnes qui ne s'assurent pas, et rien n'est prévu à cet égard. En outre, l'assurance familiale deviendrait probablement un peu plus chère. Finalement, l'assurance familiale obligatoire a été abandonnée pour le moment. Toutefois, les assureurs sont tenus d'intervenir pour réparer les dommages, même si l'enfant a agi délibérément ou s'il y a eu négligence grave", précise M. Schollaert.
Une deuxième réforme notable est l'introduction de la "responsabilité proportionnelle". Schollaert : "Auparavant, il n'y avait pas de responsabilité s'il n'y avait pas de lien de causalité entre la faute et le dommage. La nouvelle proposition accepte des degrés de responsabilité en fonction de la probabilité du lien de causalité. Dans la pratique, il sera ainsi beaucoup plus facile de décider qu'il y a responsabilité".
Le projet de loi a reçu le feu vert de la commission de la justice de la Chambre des représentants mercredi après-midi. Le vote a été incertain en raison de problèmes d'agenda. Le parti d'opposition N-VA a déjà indiqué qu'il demanderait une deuxième lecture et que le projet serait rediscuté prochainement. La proposition devra ensuite être examinée en séance plénière.